Maladies vectorielles à tiques : le GDS des Vosges s’engage pour mieux comprendre et prévenir

Les tiques dans les Vosges : un enjeu de santé humaine et animale

D’après plusieurs travaux scientifiques menés notamment par l’INRAe, certaines régions françaises présentent des conditions particulièrement favorables au développement des tiques, et en particulier le Grand Est.

Les Vosges cumulent en effet de nombreux facteurs propices à leur présence : une forte proportion de forêts, une abondance d’animaux hôtes (chevreuils, sangliers, rongeurs), un climat humide et des altitudes modérées. Autant d’éléments favorables à la survie de Ixodes ricinus, principale espèce de tique impliquée dans la transmission de la maladie de Lyme en France.

Si la maladie de Lyme est souvent associée à la santé humaine, les tiques représentent également un enjeu majeur pour la santé animale, en particulier en élevage bovin. Elles peuvent transmettre différents agents pathogènes responsables de troubles parfois discrets, mais aux conséquences zootechniques importantes : baisse de production, troubles de la reproduction, avortements ou états fébriles chroniques.

Face à cette double problématique de santé humaine et de santé animale, le GDS des Vosges s’est naturellement penché sur la question, en engageant des travaux visant à mieux comprendre le fonctionnement des tiques, leur présence au contact des animaux, la circulation des agents pathogènes sur le territoire ou MVT (Maladies Vectorielles à Tiques), ainsi que leurs impacts concrets en élevage.

 

CiTIQUE : la science participative au service de la prévention

Pour mieux comprendre la répartition des tiques et les agents pathogènes qu’elles peuvent transmettre, les chercheurs s’appuient sur des données climatiques, environnementales et de terrain, mais aussi sur le programme de science participative CiTIQUE.

Ce dispositif national permet à toute personne piquée par une tique de la signaler et, si elle le souhaite, de l’envoyer pour analyse. Ces contributions citoyennes constituent aujourd’hui une source précieuse d’informations pour les chercheurs :

Entre 2017 et 2022, près de 80 000 piqûres de tiques ont ainsi été recensées en France via CiTIQUE, un chiffre en constante augmentation. Dans le Grand Est, environ 35 % des tiques analysées étaient porteuses d’au moins un agent potentiellement pathogène, confirmant un risque sanitaire non négligeable.

Partager le post

Articles récents